En bref
Un site mérite d’être vérifié dès qu’il devient difficile à consulter sur téléphone, qu’il obtient un mauvais score sur l’outil gratuit PageSpeed Insights de Google, ou que sa dernière mise à jour remonte à plusieurs années. Une recherche de votre activité et de votre ville sur Google, pour voir où votre site apparaît réellement, complète ce diagnostic en quelques minutes. Une refonte conserve l’essentiel acquis dans le temps : l’adresse du site et le référencement déjà construit, grâce aux redirections posées au moment de la mise en ligne.
Le test du téléphone
Ouvrez votre site depuis votre propre téléphone, en 4G ou en Wi-Fi, comme le ferait un client qui vous découvre. Le menu s’ouvre-t-il facilement avec un pouce ? Le texte est-il lisible sans zoomer ? Les boutons (appeler, contacter, demander un devis) sont-ils assez grands pour être touchés sans erreur ? Un numéro de téléphone cliquable apparaît-il dès le premier écran ?
Plus de la moitié des recherches locales se font depuis un téléphone : un site pensé d’abord pour un écran d’ordinateur, avec un menu qui déborde ou un texte minuscule, fait fuir une bonne partie des visiteurs avant même qu’ils aient lu le contenu.
PageSpeed Insights et la date de dernière mise à jour
L’outil gratuit PageSpeed Insights de Google, sur pagespeed.web.dev, donne en quelques secondes un score de performance sur mobile et sur ordinateur, avec la liste des points qui ralentissent le chargement. Un score très bas sur mobile, en dessous de 50, signale un site lourd ou mal optimisé, ce qui pèse sur l’expérience des visiteurs et sur le référencement.
Deuxième vérification : la date du dernier article, de la dernière actualité, ou même du copyright en bas de page. Un site dont le dernier contenu visible date de plusieurs années envoie un signal de désintérêt, aux visiteurs comme à Google, même si l’activité de l’entreprise est bien vivante.
Cherchez « votre activité + votre ville » sur Google
Ouvrez une fenêtre de navigation privée et tapez votre métier suivi de votre ville, comme le ferait un client qui ne vous connaît pas, par exemple « plombier Gap » ou « graphiste Hautes-Alpes ». Votre site apparaît-il sur la première page ? Le titre et la description affichés donnent-ils envie de cliquer, ou semblent-ils génériques ou tronqués ? Des concurrents plus récents apparaissent-ils systématiquement devant vous ?
Cette vérification révèle souvent un écart entre la perception qu’on a de son propre site et sa visibilité réelle pour un client qui cherche activement une entreprise comme la vôtre.
Impossible de modifier le site vous-même, contenu périmé
Pouvez-vous, sans appeler personne, changer vos horaires, ajouter une photo récente ou corriger une faute de frappe ? Si la réponse est non, chaque petite modification dépend d’un tiers, avec un délai et parfois un coût, ce qui décourage vite de tenir le site à jour. Un site pensé pour durer donne à son propriétaire une autonomie minimale sur les contenus courants.
Le contenu périmé en est souvent la conséquence directe : des horaires qui ne correspondent plus à la réalité, une offre qui a évolué sans être mise à jour, des photos d’un ancien local ou d’une ancienne équipe. Un visiteur qui repère une information visiblement fausse doute alors de toute la page, y compris des informations exactes.
L’absence de https ou de mentions légales
Deux vérifications techniques rapides : l’adresse du site commence-t-elle par « https », avec un cadenas dans la barre d’adresse, et non « http » ? Une page mentions légales, accessible depuis le pied de page, existe-t-elle, avec le nom de l’entreprise, son adresse et son numéro SIRET ?
L’absence de https expose les données échangées sur le site, comme un formulaire de contact, et fait apparaître un avertissement « non sécurisé » dans certains navigateurs. L’absence de mentions légales constitue un manquement à une obligation légale pour tout site professionnel en France, et un signal négatif de plus pour la confiance qu’un visiteur accorde au site.
Ce qu’une refonte conserve : l’adresse et le référencement
Refaire un site ne signifie pas repartir de zéro : l’adresse du site, son nom de domaine, reste la même, et le travail de référencement accumulé (les pages déjà positionnées sur Google, les liens qui pointent vers le site) se transmet au nouveau site grâce à des redirections, posées page par page au moment de la mise en ligne. Cette étape, souvent négligée dans une refonte mal préparée, évite de perdre en quelques jours une visibilité construite sur plusieurs années.
Une refonte bien menée s’appuie donc sur l’existant plutôt que de l’effacer : conserver ce qui fonctionne (adresse, positionnement, contenus qui apportent déjà du trafic), corriger ce qui ne fonctionne plus (vitesse, affichage mobile, autonomie de mise à jour). C’est ce qui a été fait pour Lyra de la Lyre, dont l’ancien WordPress a été remplacé sans changer d’adresse.
Questions fréquentes
Combien de temps prend une refonte de site internet ?
Selon nos délais habituels, une refonte de site vitrine se compte en 8 à 12 semaines, de l’audit du site existant jusqu’à la mise en ligne, redirections comprises. Ce délai varie selon le nombre de pages à reprendre, la quantité de contenus à faire valider et la complexité des fonctionnalités (prise de rendez-vous, paiement en ligne, catalogue). Un premier échange gratuit et sans engagement permet d’évaluer le périmètre exact avant de donner un délai précis.
Est-ce que je vais perdre mon référencement en refaisant mon site ?
Non, si la refonte est préparée correctement : chaque ancienne page reçoit une redirection vers son équivalent sur le nouveau site, ce qui indique à Google que la page a changé d’adresse, pas disparu. Le risque vient presque toujours d’une refonte mal préparée, sans liste des pages existantes ni redirections posées avant la mise en ligne, jamais de la refonte en elle-même.
Mon site a cinq ans mais fonctionne encore, dois-je vraiment le refaire ?
Pas nécessairement dans l’urgence. Les sept vérifications de cet article donnent une réponse concrète : si le site reste rapide sur PageSpeed Insights, agréable sur téléphone, à jour dans son contenu et modifiable facilement, son âge seul n’est pas un problème. Si plusieurs signes sont réunis (lenteur, contenu périmé, impossibilité de le modifier), l’ancienneté n’est qu’un symptôme parmi d’autres d’un site à reconstruire.